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Un peu d'histoire...

Article mis à jour le 1er juin 2016

L'article "Un peu d’histoire..." a été publié le jeudi 30 octobre 2008 par M. Camus & mis à jour le mercredi 1er juin 2016 par M. Camus

Le Château des Fontaines **

C’est en 1850 que le nom d’Auguste Perdonnet est associé pour la première fois à celui de Thorigny sur Marne et au Château des Fontaines. En effet, alors qu’il est chargé de l’implantation de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg, Auguste Perdonnet découvre cette partie de la vallée de la Marne et achète le Château des Fontaines qui doit son nom aux nombreuses sources qui parcourent son sous-sol.

CHATEAU DES FONTAINES ET ORANGERIE

A cette époque, la propriété descend jusqu’à la Marne et s’étend de chaque côté de l’allée du Château, aujourd’hui bordée de pavillons et d’un terrain en herbe. L’Orangerie, sa serre et son bassin ne seront construits qu’à partir de 1863, après qu’Auguste Perdonnet ait revendu le Château et ses dépendances à Monsieur Van de Wyncklele, directeur général des chemins de fer belges.

VUE DU CHATEAU

Le lieu-dit Les Fontaines est connu depuis 1537, et la mention d’un Château des Fontaines apparaît à la fin du XVII° siècle. Plusieurs propriétaires se succèderont aussi bien avant qu’après Auguste Perdonnet : un maire de Thorigny, un maréchal de camp des armées du roi, et d’autres personnages parmi lesquels des amis de l’écrivain Léon Bloy et plus tard des amis de Marcel Proust.

Devenu propriété de l’Etat en 1960, il est transféré au Collège d’Enseignement Technique de Lagny et succède au Centre de Formation Professionnelle de la Jeunesse fondé en 1941 à Lagny sur Marne.

** d’après "Notes sur le Château des Fontaines", à Thorigny sur Marne par Monsieur Eberhard, Conservateur du Musée Gatien Bonnet de Lagny sur Marne, 12 janvier 1982

Auguste Perdonnet (1801-1867)

AUGUSTE PERDONNET

C’est en 1991 que le nom d’Auguste Perdonnet sera définitivement associé à ceux de Thorigny sur Marne et du Château des Fontaines. Et alors que des travaux de rénovation sont entrepris pour donner à l’établissement scolaire sa physionomie actuelle, il faut lui trouver un nouveau nom. C’est Madame Galy, professeur de lettres, qui répondra aux souhaits de Monsieur Henry, le proviseur de l’époque, qui désirait trouver un technicien, si possible originaire d’Ile de France.

RENOVATION DU LYCEE

Jean Albert Vincent Auguste Perdonnet est né à Paris le 17 mars 1801. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique puis de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris, il est, dès 1831, chargé de cours à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, dont il sera directeur de 1862 à sa mort en 1867. Il sera pendant près de trente ans l’un des plus grands promoteurs des chemins de fer en France.

LOCOMOTIVE CRAMPTON DE 1846

Si aujourd’hui, les voies ferrées sillonnent non seulement la France mais toute l’Europe et une grande partie du monde, il n’en est rien en 1830 où tout est à faire.

Après ses études à Paris, Auguste Perdonnet voyage en Allemagne puis en Grande Bretagne. Il s’intéresse à la métallurgie, aux mines et au chemin de fer. Il étudie le matériel roulant, des locomotives aux wagons. Il réfléchit à l’écartement des voies, la hauteur des talus et à la construction de gares. Il s’interroge sur le franchissement des vallées et des cours d’eau, l’édification d’ouvrages d’art et le percement de tunnels.

Avant tout technicien, l’ingénieur est également un économiste averti qui doit d’abord calculer l’investissement financier que représentent les travaux, le coût des terrains, déterminer ensuite les tarifs qu’il faudra instaurer aussi bien pour les voyageurs que pour les marchandises et qui assureront le rendement d’une ligne, et prévoir enfin le coût de son entretien.

Mais il est aussi un théoricien et en 1843, Perdonnet publie le "Portefeuille de l’Ingénieur des chemins de fer", suivi en 1855 du "Traité élémentaire des chemins de fer" et en 1859 des "Notions générales sur les chemins de fer". Plus que des ouvrages de référence, de véritables témoignages, richement illustrés par celui que l’on surnommera bientôt le "patriarche des chemins de fer".

Spécialiste du matériel, Perdonnet ne reste pas étranger à la vie et au bien-être du personnel. Quand tout est à inventer, l’ingénieur se penche aussi sur la vie des gardiens de passage à niveau et sur le type d’habitat qu’il faut construire pour eux. Il s’intéresse également à la formation et à l’instruction. Professeur, puis Directeur de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, Perdonnet participe à l’âge de 29 ans à la fondation de l’Association polytechnique, dont l’objectif est de participer à l’instruction du peuple. Il y donne de nombreuses conférences et publie en 1867 "De l’utilité de l’instruction pour le peuple".

MEDAILLE EN BRONZE SYMBOLE DE L’ASSOCIATION POLYTECHNIQUES

Visionnaire, Perdonnet est un européen convaincu. Quel meilleur instrument pour unir les hommes d’un même continent qu’un réseau ferré dense, rapide et sûr ! Les chemins de fer sont "le plus puissant instrument de civilisation ; par eux s’accomplit le mélange des races, la fusion des peuples.", dit-il, lors de la 1ère conférence qu’il donne à l’Association Polytechnique, le 22 juillet 1860.

Savant, ingénieur, pédagogue, Perdonnet qui séjournait à Thorigny sur Marne, logeait au Château des Fontaines. Aujourd’hui encore, le bâtiment est occupé par une partie des services administratifs du Lycée et par des logements de fonction. Décidément, le Lycée ne pouvait s’appeler autrement.

RUE PERDONNET A PARIS

Quelque peu oublié de nos jours, Auguste Perdonnet fut célèbre en son temps et donna son nom à une rue de Paris. En 1889, lors de la construction de la Tour qui porte son nom, Gustave Eiffel a voulu, pour les honorer, faire figurer à la périphérie du premier étage de la Tour, les noms de 72 savants, techniciens, inventeurs qui, à ses yeux, représentaient l’élite. Le nom d’Auguste Perdonnet y figure en excellente compagnie accompagné de deux astronomes : Le Verrier, découvreur de la planète Neptune et père de la météorologie moderne, et Delambre, un des pères du système métrique.

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