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Visite de la station d'épuration de Saint-Thibault des Vignes

Article mis à jour le 28 février 2017

L'article a été rédigé par M. Idami. L'article "Visite de la station d’épuration de Saint-Thibault des Vignes" a été publié le mardi 28 février 2017 par M. Camus & mis à jour le mardi 28 février 2017 par M. Camus

1) Présentation du SIAM

Le SIAM, Syndicat Intercommunal d’assainissement de Marne-la-Vallée, a été créé en 1974 afin de gérer l’assainissement des eux usées de la région de Marne-la-Vallée.
Pour réaliser cette mission, le SIAM a construit la station d’épuration de Saint-Thibault des Vignes, qui est une station d’épuration de haute performance respectant les normes européennes de qualité des eaux usées.

2) La station d’épuration de Saint-Thibault des vignes en 3 chiffres :


- Elle reçoit les eaux usées de 29 commues (la commune de Jablines ayant sa propre station d’épuration), soit 170.000 habitants et 10.000 entreprises ou industries.

- Actuellement, c’est 35.000 m3 d’eau qui sont épurés (nettoyés) par four (mais la station est conçue pour en traiter le double afin d’anticiper sur le développement démographique et économique de la région)

- Le SIAM gère la station d’épuration et 34 km de réseaux et collecte (égouts) dont il est propriétaire sur un territoire total de 15.000 hectares.

3) La visite

- Dans le cadre du projet "développement durable", 2 classes de secondes bac pro (STMA et SMEI, 30 élèves) ont visité la station d’épuration de Saint-Thibault le mercredi 18 janvier 2017 avec M. Idami (PSE) et Mme Pisi (Vente).

Cette visite s’est déroulée en trois temps :
- 1ère étape : projection d’un film de 12 minutes de présentation de l’usine
- 2e étape : explication technique et scientifique du processus d’assainissement sur la maquette du site.
- 3e étape : la visite du site industriel

4) Comment fonctionne une station d’épuration ?

Cette station est composée de deux tranches :
- la tranche 3 (T3)
et la tranche 4 (T4)

Pourquoi T3 et T4 ? Car a ses débuts, la station avait été construite avec les tranches T1 et T2, aujourd’hui trop petites et trop vieilles, donc on a construit T3 et T4, plus modernes et plus fonctionnelles.
Le fait d’avoir deux tranches nous permet de traiter une plus grande quantité d’eaux usées (EU).

Les E.U des 29 communes (hors Jablines) arrivent par des canalisations sous-terraines de différentes tailles. Dans ces EU, on va retrouver essentiellement deux types de pollutions :
- une pollution qui est en suspension, et qui flotte dans l’eau, qui est visible, de couleur marron, composée d’atomes de carbone, d’azote et de phosphore.

- une pollution en solution, qui est diluée, non visible, mais qui est bien présente, également composée d’atomes de carbone, d’azote et de phosphore.

Donc toute cette eau arrive par les canalisations sous-terraines qui rentrent dans l’usine.

1ère étape du lavage de cette eau sale :
cette eau arrive dans un grand réservoir qu’on appelle "la bâche tampon". C’est un bassin de stockage de l’eau.

2e étape :
cette "eau usée" passe par des "dégrilleurs" qui vont retenir les gros déchets (les épluchures, les papiers, les chiffons, les lingettes...) qui sont enlevés par un système de raclage automatique.

3e étape :
l’eau sale passe par des "désableurs-déshuileurs". Cette étape permet de séparer les sables du reste de l’eau.

4e étape : l’étape de la décantation, qui élimine les matières premières en suspension : ces matières décantent, c’est-à-dire qu’elles se déposent au fond du bassin de décantation pour des "boues d’épuration" dites primaires.

5e étape : l’épuration biologique détruit la pollution carbonée et azotée présente dans l’eau, grâce à des bactéries. Une fois la digestion terminée, on récupère d’autres boues d’épuration, dites "secondaires".

6e étape :
"rejet au milieu naturel". L’eau épurée, nettoyée, retourne dans la Marne.

Le cycle de l’eau est bouclé.

7e étape :
"traitement des boues d’épuration" provenant de la décantation et de l’étape d’épuration biologique.
Elles sont déshydratées dans des centrifugeuses (sortes d’essoreuses).
Elles sont ensuite stockées avant d’être mélangées avec de la chaux pour finalement être épandues dans les champs comme engrais, ou incinérées dans le four.

8e étape :
la désodorisation pour éliminer les odeurs.

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